Ouvrons nos esprits… et nos coeurs.
C’est ainsi que Victor Emmanuel Cabrita, Président du Comité d’orientation de Dak’art 2006, commence le catalogue de cette année.
L’année 2006 étant une année de grands changements, dont le plus important est probablement l’ouverture à l’expertise internationale. Le biennale de Dak’art continue de se développer et de s’améliorer d’une manière encore plus professionnel. Avec les changements faits cette année, Dak’art devrait devenir même plus un endroit où les artistes Africains peuvent atteindre un public international avec leurs arts.
Ouvrons nos esprits… et nos coeurs.
C’est ainsi que Victor Emmanuel Cabrita, Président du Comité d’orientation de Dak’art 2006, commence le catalogue de cette année.
L’année 2006 étant une année de grands changements, dont le plus important est probablement l’ouverture à l’expertise internationale. Le biennale de Dak’art continue de se développer et de s’améliorer d’une manière encore plus professionnel. Avec les changements faits cette année, Dak’art devrait devenir même plus un endroit où les artistes Africains peuvent atteindre un public international avec leurs arts.
Dans cette optique, il n’est pas étonnant que l’on puisse trouver un autre nouvel élément dans l’ensemble de la biennale. A côté des quatre expositions sur l’art contemporain de Dak’art Inn au Musée de la Place Soweto, la Maison des Anciens Combattants, la Galerie Nationale et la Maison de la Culture Douta Seck, la dernière héberge cette année en plus un exposition consacré entièrement au design africain. Quinze designers africains venant de sept pays différents représentent ce qui se passe actuellement dans ce domaine créatif. La conférence ‘Réflexion sur le design en Afrique’, organisée en collaboration avec ‘la cité du design’ de Saint-Etienne (France) contribuait à une perspective plus élaborée sur le sujet.
Architecte et designer ivoirien, Issa Diabaté notait, en donnant des exemples fascinants, que le designer doit être un précurseur s'il veut continuer à exister. Il doit apporter des solutions à des questions plus larges. Ce qui prouve la nécessité pour le designer de faire des démarches pour aller vers des solutions. Devant des millions d'objets qui existent sur les formes de toutes natures, un designer doit se poser la question de savoir, à quoi bon de fabriquer un objet de plus. Est-ce qu'il n'est pas plus utile de reconfigurer des situations, d'écrire de nouveaux scénarios ou de mettre en perspective des objets qui existent, plutôt que de fabriquer de nouveaux objets, de nouvelles images?
De l'avis de Marc Partouche, de la cité du design, une des caractéristiques du design, c'est d'être le point de rencontre entre beaucoup de pratiques. Le design est une forme de création impure qui se nourrit d'art, de sociologie, d'anthropologie, de philosophie. S'il ne fait pas cela, s’il devient juste un métier, le design n'aura aucun intérêt.
N’est-ce exactement ce que l’on peut dire de l’architecture? Cités géantes comme Kinshasa, Addis Ababa et bien sûr Dakar, sont des métropoles qui ne cessent pas de grandir. Des nouveaux bâtiments apparaissent chaque minute. Dans le domaine de l’architecture aussi, il y a des problèmes spécifiques qui demandent des solutions adéquates. Mais ce n’est pas seulement un question de construction ou de fonctionnalité. L’architecte, comme le designer, doit continuer d’avancer et d’être un précurseur, puisque lui aussi peut apporter quelque chose de plus. Il peut contribuer à la qualité de vie et surtout dans ces villes énormes. Puisque l’architecte qui crée d’après sa propre philosophie et vision, se nourrissant de l’art et de l’anthropologie n’est-il en train de faire de l’art aussi ?
Le design qui est montré à la Biennale de Dak’art n’est pas toujours bouleversant. Pourtant, il est inspiré et quelque fois même innovateur. Le plus important par contre, c’est qu’il est là. Esprits et cœurs ont été ouverts vers ce nouveau domaine. Le design africain n’est plus seulement considéré un métier, mais il est devenu une branche distinguée de l’art contemporain, qui le mérite d’être connu et étudié mondialement.
En 2008 pourquoi ceci ne s’appliquera pas à l’architecture aussi ?
Source: 7ième biennale de l’art africain contemporain
‘Réflexions sur le design en Afrique’ par Wal Fadjri
www.allafrica.com