Cordelia Olatokunbo OSASONA est une architecte nigériane enregistrée. Elle a obtenu des degrés de Maîtrise en Architecture de l'Université d'Ife (actuellement Université d'Obafemi Awolowo), d'Ile-Ife, et c’est le premier architecte féminin formé par l'Université. Elle est de l’Ecole Normale Supérieure et, est actuellement le chef d’Architecture à l'OUA. Elle possède également une Maîtrise des Beaux-Arts.
Cordelia Olatokunbo OSASONA
est une architecte nigériane enregistrée. Elle a obtenu des degrés de Maîtrise en Architecture de l'Université d'Ife (actuellement Université d'Obafemi Awolowo), d'Ile-Ife, et c’est le premier architecte féminin formé par l'Université. Elle est de l’Ecole Normale Supérieure et, est actuellement le chef d’Architecture à l'OUA. Elle possède également une Maîtrise des Beaux-Arts.
Depuis son embauche en 1985, elle dispense des cours variés notamment : le Schéma à Main Levée, les Graphiques Architecturaux et l'Histoire de l'Architecture. Elle a enseigné également la Conservation et la Restauration Architecturale, sur quoi elle eut l’habitude d’être Meneur de Campagne dans la participation des étudiants sur l’évolution de leur héritage à Ile-Ife. En 1992, elle était temporairement au Centre pour la Recherche et le Développement Architecturale d’Outre-mer (CARDO), dans le cadre d’une bourse universitaire du Centre Culturel Britannique à l’Université de Newcastle. .
Ses études se sont focalisées sur les Formes Architecturales Traditionnelles/Vernaculaires Africaines, définissant le contenu de leur art. Ses plus récents travaux prônent la recherche d'une architecture domestique nigériane contemporaine authentique (laquelle elle est convaincue ne peut pas avoir divorcé de la décoration !) Elle a édité trois livres et plusieurs articles de journal sur ces derniers et d'autres thèmes.
Elle est membre de l'Institut des Architectes du Nigeria (NIA), de l'Association des Educateurs Architecturaux au Nigeria (AARCHES), de la Société des Artistes Nigérians (SNA) et du Groupe d'Intérêt Environnemental, Héritage.
LES RECHERCHES et/ou LES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES
Plusieurs thèmes secondaires dans les arènes des pratiques architecturales vernaculaires des Africains/Nigérians ont attiré l'attention de Cordelia Osasona dans ses recherches. A partir d'une étude panoramique du style de construction traditionnel de diverses cultures nigérianes (y compris les Haussa, les Yoruba, les Bini et les Igbo), elle a constaté qu’au lieu d’être juste une esthétique expédient, la décoration appliquée a souvent d'autres nuances ; celles-ci pourraient s'étendre des fonctions utilitaires (telles que la stabilité structurelle) jusqu’au symbolisme social (par exemple l'octroi du prestige, comme avec les poteaux sculptés en bois de l'architecture Yoruba ou des convenances d’intervention rituelle de l'art domestique de Mbari) Il est à constater que dans ces opérations décoratives, dans beaucoup de cultures africaines, les femmes sont les principaux moteurs. Parmi quelques groupements ethniques (par exemple les Igbo et les Bini du Nigeria), traditionnellement, elles sont même impliquées (sélectivement) dans la construction des murs.
Etant toujours dans le thème de la teneur en art de l'architecture africaine indigène ; le livre d'Osasona intitulé « LA DECORATION DANS L'ARCHITECTURE FOLKLORIQUE YORUBA » examine divers dispositifs de construction et celle de la décoration sportive folklorique Yoruba y comprit celles des planches de rive, des tréteaux, des portes, des portails et le revêtement de mur. Elle a retrouvé les traces de l’évolution du « constructeur » Yoruba de l'anonymat (comme à l’origine la construction était le travail de la communauté) jusqu’à une vocation professionnelle stimulée par les perspectives débordantes des pratiques vernaculaires pour lesquelles l'intervention coloniale britannique a créé l'environnement le permettant. Le travail est une documentation copieusement illustrée des dispositifs décoratifs, des outils et des techniques d'ouvrage d'une classe des constructeurs dont la pratique est malheureusement en train d’entrer rapidement dans l’histoire.
Sa recherche sur ce qui caractérise la forme de la maison nigériane a conduit aux études comparatives des échantillons de logements des Yoruba dans le centre traditionnel de l'Ile-Ife : les logements et les communautés intermédiaires situés dans le périphérique d'une part, et la teneur socioculturelle de ces types de maisons traditionnelles situé au niveau national d’autre part. Cette méthode de recherche indique que quoique la maison Yoruba ait subi (et continue encore à subir) de changement (vis-à-vis des aspects tels que la disposition, l'attribution de l'espace, les tailles de portes et fenêtres, la structure et les finitions), la teneur socioculturelle est encore largement intact, ce qui a été « perdu » est toujours indemnisé soit par la substitution directe (par exemple le couloir central exagéré de la maison vernaculaire remplaçant l'impluvium cum véranda traditionnelle) ou par l'adaptation progressive. Elle a également découvert à partir de cette méthode de recherche que le secret du symbolisme peut non seulement être lié à l'ornement appliqué, mais également à la configuration et au matériel spatial dans le bâtiment nigérian traditionnel. (A cet égard par exemple : l’Eghodo parmi les Bini, n'est pas simplement un impluvium, un point de rassemblement pour l’interaction domestique, mais également un symbole d’invulnérabilité physique).
Dans le cadre de la préservation, Osasona a facilité le service-formation parmi ses étudiants de Troisième Cycle. Des bâtiments de valeur monumentale, ayant besoin de restauration sont identifiés dans la ville et des étudiants sont requis de chercher assez d'argent pour une intervention expérimentale. (Puisqu'il n'y a aucun support financier alloué pour ça, indépendamment des crédits alloués aux étudiants, l'occasion d’étudier et rendre service à la communauté, la tâche est de sensibiliser les propriétaires de ces maisons sur la valeur de l'héritage de leur propriété et de les contraindre d’en prendre la responsabilité pour finaliser le travail) La première de ce genre d’expériences architecturales de restauration était faite sur la Maison d’Olayinka en 2001, un exemple remarquable du modèle de bâtiment Afro-Brésilien en Ile-Ife, qui fut la résidence prestigieuse de l’énigmatique S.J. Olayinka, l’homme de beaucoup de qualités (commerçant, prêteur sur gage certifié et médecin traditionnel, homme renommé !). Le projet a réussi à effectuer une reconstitution limitée du bâtiment âgé de 70 ans, améliorant le paysage de la rue et la prise de conscience des propriétaires des maisons sur la valeur de leur propriété, et accordant une relevance sociale/communautaire aux programmes scolaires de l'OUA
Cordelia Osasona a avec succès attiré l’attention internationale sur certains héritages architecturaux coloniaux de l'Ile-Ife, lors de la publication de son article sur l’Ile Nla, l'hôtel de ville colonial, par les Arts africains en 2001. Conçu par le Welshman Taffy Jones du Département des Travaux Publics en 1922, il est unique pour un certain nombre de raisons, la plus notable est le fait que ça soit la première (et la seule) tentative faite par les Anglais dans l’Ouest du Nigeria, de transmettre l'architecture politique à une échelle humaine, aussi bien que de l’exprimer clairement dans le vocabulaire architectural culturel approprié.
Son livre, ARCHITECTURE COLONIALE DANS L’ILE-IFE, NIGÉRIA (avec Coauteur le professeur Anthony D.C. Hyland de KNUST, Kumasi, Ghana) est une analyse plus détaillée des divers bâtiments conçus et érigés pendant l'administration coloniale Britannique dans la ville. Ces bâtiments renferment un hôpital, des écoles, des palais de justice, des bureaux, des églises, des entrepôts, des bureaux de poste, des résidences et un musée.
Plus récemment, Osasona a cherché comment l’art complémentaire figure encore (souvent sur des thèmes traditionnels) même dans les expressions contemporaines pro-Occidentales du style nigérian de construction. Elle a présenté cet aspect de son travail pendant la conférence de STREMAH en 2007 à Prague (du 6 au 8 juillet). Elle a énoncé que l'art appliqué sur les bâtiments publics, habituellement sponsorisé par des gouvernements et autres organisations communautaires ; est fréquemment l'œuvre des artistes professionnels hautement qualifiés (comme “Spirit of Man in Flight”, L’Esprit de l’Homme Pendant le Vol par le professeur Agbo Folarin, à l'aéroport de Murtala Muhammed) ; pour l'art dans l’architecture dans l'esprit des pratiques vernaculaires, les bâtiments moins prétentieux sont plus représentatifs. L'authentification pour la tradition d'art dans l’architecture étant de vielle date, a été pourvue par un aperçu panoramique figurant sur l’architecture traditionnelle/vernaculaire des Igbo, des Yorubas, des Nupe, des Bini et des Haussa. Le point culminant de sa présentation était le débat sur son expérience en cours dans laquelle elle est en train de réintroduire la planche de rive vernaculaire sculptée de l'architecture de Yoruba, dans les projets architecturaux modernes qu'elle traite. Elle a l'intention de poursuivre plus loin ce thème de renaissance, si possible le remettant dans un contexte des motifs traditionnels d'art dans l’architecture.